Au cours de notre courte immersion au Laos, nous avons découvert deux types de sport/jeu très répandus. De là à vous les faire partager, il n’y a qu’un pas !

1°) Goûtez au kataw, ce football acrobatique

Le sepak takraw mélange volley-ball et foot. Très populaire en Indonésie, en Malaisie ou en Thaïlande, il est appelé « kataw » ou « kator » au Laos, où c’est le sport national.

Pour une partie de kataw, il vous faut une balle en rotin tressé, voire en plastique désormais et cinq potes (ou plus !). Trois touches de balle sont autorisées avant de renvoyer la balle de l’autre côté d’un filet tendu à 1,55 m du sol.

Dit comme ça, on pense à un petit jeu de plage bien sympa. Sauf que des années de pratique ont façonné des joueurs incroyablement techniques, efficaces et acrobatiques.

Des acrobates on vous dit !

Des acrobates on vous dit !

Le meilleur exemple, ce sont les ciseaux. Là, je perds du monde, donc je m’explique. Dans l’univers des footeux, le geste le plus spectaculaire consiste à frapper le ballon en ayant les pieds plus haut que la tête.

Impossible ? Non, il suffit de vous élancer en basculant, de réaliser un mouvement de… ciseau avec les jambes (que n’aurait pas renié une championne de natation synchronisée) et de prier pour que la réception de votre visage sur le sol soit empêchée par celle, préalable, de vos paumes de main.

La suite du geste...

La suite du geste…

Votre serviteur est connu pour maîtriser ce geste un peu mieux que la moyenne (et beaucoup mieux que tous les autres gestes, en fait). Ce qui lui vaut à l’occasion des regards admiratifs des coéquipiers.

Beaucoup de footeux ne tenteront jamais ce geste, et beaucoup mettent un point d’honneur à demeurer sur deux pattes à tout moment. Le kataw n’est pas pour eux.

La tête, c'est plus classique.

La tête, c’est plus classique.

Car c’est là que ce sport s’éloigne de notre « tennis-ballon » bien sympatoche. Au kataw, les ciseaux acrobatiques pour « smasher » à plus de 1,55 m de hauteur, c’est quasi la routine.

En France, on s’arrêterait tout de suite pour débriefer l’exploit pendant 1/4 d’heure. Au Laos, on ne moufte pas et, comble du talent, on s’arrange pour réceptionner le tir d’un bout de pied et, trois touches plus tard, de retourner l’offense. Inutile de le dire, la chose est très spectaculaire et assez insultante pour qui se rêve en Messi de quartier.

  2°) Dites « pétang » et préférez la Beerlao au pastaga

Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le deviner, ce premier passe-temps a été importé par les Français, chez qui elle s’appelle « pétanque ».

Dans de nombreux villes et villages, vous ne pouvez pas rater le terrain, lieu de sociabilisation et témoignage de créativité. Les lignes peuvent être dessinées par des troncs de cocotier, une vieille chambre à air matérialisant le cercle du lanceur. Si tu as de la place dans le jardin, un terrain l’occupera bien vite.

Un terrain de "petang" à Luang-Prabang.

Un terrain de « petang » à Luang-Prabang.

En 2005, la médaille d’or en simple Messieurs et celle d’argent en double, aux Jeux du Sud-Est asiatique ont constitué un déclic. Ce pays peu familier des exploits sportifs a savouré son heure. Aujourd’hui, le Laos figure dans le Top 10 international et collectionne les titres dans la région.

Combien de Français imaginent que leurs cousins asiatiques pratiquent ce même sport ? Plus drôle, pas mal de joueurs laotiens ignorent que la même discipline existe en France !

Côté technique, pas de révolution par rapport à ce que l’on connaît. Le Lonely Planet conseille simplement « de faire attention à ne pas blesser un enfant ou une poule qui viendrait à passer ».

Pétanque, dieux du foot : préférez Luang-Prabang à Marseille, sauf si la mauvaise foi la bouillabaisse vous manque.

Bonus mal caché : le « tubing » à Vang Vieng

Les Noces-Trotteurs reconstituent leur logo avec des chambres à air.

Les Noces-Trotteurs reconstituent leur logo avec des chambres à air.

Lors de notre passage au Laos, nous avons nous aussi pratiqué un sport (ou assimilé, et encore, en étant vraiment cool). Là-bas, vous pouvez descendre le Mékong sur une grosse chambre à air.

Le tubing, c'est le panard.

Le tubing, c’est le panard.

Aucune sensation de vitesse ou presque, mais de la décompression aquatique assez agréable. Pour agrémenter la promenade, différents bars émaillent le tronçon.

Des copains d’amusement vous lancent une corde et vous invitent à la fête sur une rive ou une autre.

Vang Vieng jouit d’une réputation très mitigée. Un peu dénaturée par ce type de loisirs pas hyper-traditionnel, la ville est une étape où de nombreux occidentaux se lâchent.

Prendre le soleil et le frais en même temps.

Prendre le soleil et le frais en même temps.

Beaucoup s’affalent dans les canapés de restos qui diffusent les saisons de Friends en boucle et alcool ou drogue étaient assez répandus ces dernières années.

En 2013, nous avons trouvé une cité plutôt calme, mais il est certain que si vous venez pour les trésors naturels du Laos, il faudra faire quelques kilomètres dans la campagne verdoyante et ses lagons magnifiques.

Plusieurs heures sont nécessaires pour faire tout le tronçon.

Plusieurs heures sont nécessaires pour faire tout le tronçon.

Le nombre de bouées "garées" vous indique le nombre de clients du bar...

Le nombre de bouées « garées » vous indique le nombre de clients du bar…

Du sport, toujours, avec le beer pong, aux points d'arrêt...

Du sport, toujours, avec le beer pong, aux points d’arrêt…

 

 

 

 

 

Surtout, ne pas s'endormir...

Surtout, ne pas s’endormir…

 

Les plus paresseux s'étendent sur la rive.

Les plus paresseux s’étendent sur la rive.

Même pas besoin de casque !

Même pas besoin de casque !